maîtriser les impacts du bâtiment sur l’environnement extérieur.
Tout comme un produit de consommation, pour lequel il est possible d’intégrer le respect de l’environnement aux critères de conception (démarche d’éco-conception), un programme de construction peut être défini en tenant compte de ses impacts sur l’environnement extérieur. Mais la démarche est plus complexe, du fait des différentes phases à prendre en compte (construction, utilisation, maintenance, adaptations du bâtiment, démolition – déconstruction) ainsi que de l’échelle de temps à considérer. La durée de vie d’un bâtiment va de trente ans à plusieurs siècles. C’est beaucoup plus que celles d’un meuble ou d’un véhicule.Définition de l’Éco-construction
Au delà des qualités esthétiques, architecturales et d’insertion dans le paysage, qui constituent le premier niveau de qualité environnementale (cible 1), le référentiel HQE® fait lui aussi appel à l’éco-efficacité en matière de produits et de procédés de construction (cible 2). La maîtrise d’œuvre pourra choisir des solutions en s’appuyant sur les fiches de déclarations environnementales et sanitaires (FDES) de produits de construction, fournies par les fabricants et élaborées suivant la norme NF P 01-010 à partir d’analyses de cycle de vie (ACV). L’éco-construction prend également en compte, en cible 3, les impacts dus au chantier (bruit, déchets, pollutions, etc.). Nous développerons la cible 3 au prochain numéro.
Cible 2 : Choix intégré des procédés et produits de construction L’acier est dans une véritable logique d’économie des ressources. C’est probablement le domaine de la HQE® où la contribution de l’acier est la plus tangible. Les raisons ? L’acier participe de cette logique d’économie des ressources, en assurant ses fonctions avec une consommation moindre de matières premières. L’acier peut se recycler indéfiniment et à 100 %, sans altération de ses qualités. Il possède des vertus magnétiques sans équivalent qui permettent sa séparation et sa récupération parmi les déchets de toute nature. En France et dans le monde, la part de production d’acier issue du recyclage de ferrailles atteint les 40 %. C’est autant de minerai préservé (même si le minerai de fer est un des éléments les plus abondants de la croûte terrestre), avec des conséquences positives sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Suite au prochain article. |